Valparaiso, un de ces noms de villes qui juste en l'entendant nous emmène ailleurs et Pablo Neruda qui écrit : "Dans ces domaines secrets, dans ces âmes de Valparaiso sont peut-être gardés à jamais la souveraineté perdue d'une vague, la tempête, le sel, la mer qui bourdonne et qui papillote. La mer de chacun, menaçant et recluse : un son incommunicable, un mouvement solitaire, devenus farine et écume des rêves. Ici chaque habitant porte en lui un souvenir de tremblement de terre. C'est un pétale d'effroi qui vit collé au coeur de la ville...
Les escaliers partent d'en-bas et d'en-haut et se tortillent en grimpant. Ils s'effilent comme des cheveux, marquent une légère pause, se font verticaux. Ils ont le vertige. Ils se précipitent. Reculent. Ils n'en finissent jamais. Combien d'escaliers? Combien de marches? Combien de pieds sur les marches? Aucun visage de ville n'a eu ces rides par lesquelles les vies vont et viennent, comme si elles étaient en train de monter au ciel ou de descendre à la genèse. Si nous parcourons tous les escaliers de Valparaiso nous aurons fait le tour du monde."
Il y a aussi les funiculaires, quelquefois la pluie, ...
... l'atmosphère des cafés toujours.
En bas, la ville redevient plus familière avec les voitures les commerces, une architecture classique, les monuments aux ronds-points, les commerces petits et grands, les rues qui se croisent à angle droit.